ABCDE à Bonifacio

18 octobre 2019

DE VISU

pendant

 

après

 

Nul doute que Madame la Ministre de l'Environnement, Elisabeth Borne, Madame la Préfète de Corse, Josiane Chevalier, Mesdames et Messieurs élus de la Collectivité de Corse ont apprécié la pertinence des options de l'urbanisme local. 

Rien de tel qu'une visite in situ. Pour confirmer la concordance des contrôles de légalité franchis sans encombres.

 

apres

 

 

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17 octobre 2019

Le site classé de Bonifacio menacé par un projet d'extension de son port de plaisance

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                             Plaidoyer pour Bonifacio

La rive nord du goulet de Bonifacio et le plateau attenant ont été classés parmi les sites protégés en 1996, et la partie maritime du site a été classée l’année suivante.               

 Ces sages mesures, prises après une enquête approfondie, ont permis de souligner tout l’intérêt de ce magnifique ensemble exceptionnellement conservé dans son état naturel. On pouvait légitimement s’attendre à ce que les responsables de cette protection, placée par l’Etat sous la responsabilité du Préfet de Corse, auraient à cœur de l’appliquer strictement, en liaison avec les autorités de la Collectivité de Corse.

Hélas, c’est l’inverse qui est envisagé, au mépris des attentes légitimes des Corses…Le port de Bonifacio projette en effet de se développer au pied et le long de la falaise nord du goulet, ainsi que dans l’anse de la Catena.

Or, d’extension en extension, le port de Bonifacio a déjà triplé sa surface depuis quelques années, en annexant plus d’un kilomètre de bord de mer immaculé . Cela a commencé en 1970 par la construction de l’ensemble de Giovasole qui a colonisé près de 300 mètres de falaises et de bord de mer. L’Etat avait décidé d’accepter le fait accompli    (sans autorisation !) sous réserve que la suite de la falaise soit sauvegardée. Cet engagement n’a nullement empêché la création d’un chantier naval en rive nord et d’un port de commerce en rive sud !

Mais la nature-ou plutôt la mer- ayant horreur du vide, peu d’années se sont écoulées avant qu’une maison des pêcheurs semble urgente….et permette d’amarrer quelques yachts supplémentaires.

Enhardis par l’appât du développement inconsidéré, c’est une immense extension qui est maintenant projetée, englobant le reste de la falaise nord jusqu’à l’anse de la Catena et la Catena elle-même, soit 800 mètres d’accostages supplémentaires, baptisés pudiquement promenade réversible !!!

Or le fait que la Catena soit une pure merveille écologique, restée totalement inviolée et la seule plage de sable accessible à pied depuis Bonifacio n’est aucunement pris en compte ! Au contraire, le projet est présenté comme une « amélioration paysagère »                                                       Où a-t-on vu que transformer une plage inviolée en port soit une amélioration paysagère ?                                                                                                                                  Qui s’est déjà baigné dans un port ? Qui a déjà vu que le mouillage de nombreux bateaux permette de protéger le milieu marin ? Qui a jamais constaté que la création de nouveaux cheminements piétons dans un site classé apportait une amélioration à ce site ? Qui n’a jamais constaté que les meilleures intentions sont rapidement oubliées  sous la pression de 80 bateaux supplémentaires projetés à la Catena ? Quand à l’intérêt et à l’avis des Corses, ils sont simplement oubliés comme si Bonifacio se trouvait dans une république bananière !.

Ou bien le rédacteur des intentions paysagères est un naïf, ou il n’a jamais été jusqu’à la Catena, ou c’est un menteur ; ces trois hypothèses ne comportent aucun compliment !

Au rythme actuel d’extension du port de Bonifacio, on peut s’attendre à ce que l’anse suivante de l’Orinella soit rapidement considérée comme une extension indispensable ( à quoi ?).

Actuellement, de nombreux randonneurs suivent le magnifique chemin de la «  Strada Vecchia », encore dallé de pavés « à la Gênoise », qui permet en moins de 800 mètres de joindre la Catena à l’entrée de Bonifacio.

  Qu’adviendra-t-il de ce magnifique chemin ? Restera-t-il interdit à tous véhicules ou bien quelque rédacteur d’ « intentions paysagères » y décrira-t-il une route paysagère ou écologique ?

Au-delà du développement naïf et sans fin, plusieurs questions méritent d’être posées :A qui profitera le massacre définitif de la Caténa ? Aux bonifaciens ? Aux plaisanciers ? à  d’autres ? Qui demande une pareille opération ?                                                                                                                           Que se passera-t-il pour les bateaux de plaisance à moteur en 2030 ou 2050 (demain) quand la température de notre planète s’élèvera de 3° ou 5 ° ?                                                                                               

Comment se passera le remboursement des emprunts contractés en 2020, pour cet aménagement utilisé uniquement chaque mois d’aout ?

Aménager l’arrière plage de la Catena, encore à l’état de nature, serait ouvrir la porte à une extension urbaine inconsidérée.

Ce serait une faute grave contraire à la volonté écologique de Bonifacio.

                                                                                           

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                                                                                                                                                                                                                                                  A lire, illustré, l'article publié par la Revue Sites et Monuments le 1er octobre :

 

Le site classé de Bonifacio menacé par un projet d'extension de son port de plaisance

La rive nord du goulet de Bonifacio et le plateau attenant ont été classés parmi les sites protégés en 1996 (voir ), et la partie maritime du site a été classée l'année suivante, cet ensemble étant aujourd'hui labellisé Grand Site de France (voir ).

http://www.sppef.fr

 

 

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20 septembre 2019

Patrimoine ! Nous voilà !

Bonifacio : Ville d'Art et d'Histoire

Bientôt ne restera de ce porche qu'une prothèse tristement moderniste de métal ,anguleuse, porteuse d'un éclairage bleu et froid pitoyablement moderniste

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Pourtant ...

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19 septembre 2019

Patrimoine. J-1

Cadrage du clocher de l’église Sainte Marie Majeure, classée au répertoire des Monuments Historiques 

Bonifacio ville d’art et d’histoire .....

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18 septembre 2019

Patrimoine : J - 2

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Jardin des vestiges ou ... ?

 

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14 septembre 2019

HOMMAGE A MASSIMU SUSINI

maxime2A La Testa, en 2013

 

Toujours engagé à nos côtés dans la défense de la terre Corse, 

 

maxime

A Rondinara, en aout 2017, Maxime prononçait un discours qui résonne aujourd'hui, au delà de l'émotion, d'une terrible actualité :

DISCOURS DE MASSIMU SUSINI

Bienvenue ! ...Bienvenue à tous les résistants présents aujourd'hui à A Rundinara.

Bienvenue ! ... Bienvenue à tous les gardiens de nos traditions aujourd'hui sous le ciel de A Rundinara.

Au moment où tant de personnes abdiquent de leur devoir, démissionnent de leurs tâches, abandonnent les luttes éternelles du Peuple Corse sur la Terre de Corse, vous êtes là.

Au diable les motivations individuelles, tous nous sommes là parce que nous devons être là.

Nous sommes là par respect pour nos ainés qui nous ont laissé la culture de la lutte pour l'intérêt collectif, pour nos vieux qui nous ont transmis l'amour de notre terre, de notre pays et de ses gens.

Aujourd'hui nous reprenons le flambeau. Nous le reprenons parce qu'il semble être tombé sur le bord de la route. De cette si longue route.

Et il est vital que quelqu'un reprenne le flambeau. Il est vital parce que nos conditions naturelles de vie sont en danger, et ce danger se fait toujours plus présent, plus arrogant, et toujours plus violent.

Pendant des années on nous a sermonnés sur le respect de l'état de droit. Pendant des années on nous demandé de respecter la loi, on nous le demande toujours.

Et voilà que nous avons sous les yeux la pire injure faite à l'état de droit, le pire irrespect envers cette loi censée être égale pour tous.

Le préfet, le procureur, le tribunal, l'opinion ont déclaré illégales ces constructions, pourtant elles sont encore là.

Elles sont encore là comme une blessure à la Terre de Corse. Elles sont là comme une injure à tous les corses. Elles sont là parce que l'argent compte plus que le droit, plus que l'état de droit ,plus que l'intérêt collectif. Et cela est craché à la figure de tous les corses. C'est nouveau. C'est inquiétant.

Nous sommes là devant une frontière. Nous pouvons basculer dans un autre type de relations sociales, cela aurait déjà été le cas sans votre présence ici, aujourd'hui. Mais ce n'est pas fini.

Nous avons le devoir, cette fois-ci pour nos enfants et les générations futures de mettre un coup d'arrêt à cette agression, à ces agressions qui, sinon, seraient suivies d'autres encore plus violentes.

Nous savons tous notre planète en danger du fait de l'activité prédatrice de l'Homme. À a Rundinara nous en avons un exemple. Nous l'avons sous les yeux. Ce n'est pas en Amazonie ou à Bornéo. On ne peut pas faire semblant de ne pas le voir. C'est écrit noir sur blanc : c'est un site remarquable dans une zone inconstructible. Cette construction n'a rien à faire sur ce site. La loi le dit, le tribunal le dit, les Corses le disent. Mais elle est encore là. Elle est encore là parce que nous ne sommes pas égaux. La puissance de l'argent, les complicités (plus que l'amitié) font que M. Ferracci pense et fait comme s'il était plus égal que ses égaux en droit.

Il se trouve que nous ne pensons pas ainsi les relations entre les hommes, nous ne pensons pas qu'il ait des droits supérieurs aux nôtres. Ce serait contraire à l'enseignement que nous avons reçu, et contraire à la vieille civilisation qui est la notre.

Pierre Ferracci et ses complices nous expliquent que sa filiation avec Albert Ferracci, résistant et communiste, serait une circonstance atténuante. Elle est pour nous une circonstance aggravante, car si Albert Ferracci était de ce monde, sa place serait , naturellement, dans cette manifestation.

Régulièrement les personnes usant de passe-droits pour construire dans des zones inconstructibles, dans des zones préservées, avancent une filiation avec un berger, un déporté, un résistant. Comme si cette filiation en faisaient des personnes avec des droits supérieurs. Nous pensons au contraire que cela crée des devoirs supérieurs vis à vis de leur terre et de leurs frères humains. Si ce n'était pas le cas, ils insulteraient la mémoire de leurs ancêtres et la mémoire de la Terre Corse.

Aujourd'hui, à l 'appel du seul Collectif pour le respect de la loi et la démolition des villas de A Rundinara chaque personne présente ici, s'est autodéterminée et agit comme une personne libre et souveraine. Si certains abandonnent ces précieux attributs de la condition humaine, nous ne pouvons être que tristes. Mais nous déclarons solennellement que nous avons la légitimité du droit et surtout la légitimité d'être des enfants de cette terre, conscients de ce que nous lui devons.

Nous sommes tous là pour demander l'application du droit, sans passe droit, y compris celui venant d'un président de la République. Nous en appelons à toutes les instances décisionnelles, administratives, judiciaires et politiques. Ces constructions doivent disparaitre afin que le site soit remis dans sont état originel. Pour cela, nous demandons que monsieur Ferracci soit exempté du paiement de l'amende de 1 millions d'Euros. Nous n'en faisons pas une question d'argent. Monsieur Ferracci savait qu'il était dans l'illégalité, il a continué son saccage. La chaine décisionnelle, a fait semblant de ne rien voir. Nous avons affaire à une conjonction d'oublis qui culmine avec le jugement de la cours d'appel de ne pas ordonner la destruction et la remise en état du site.

Que s'est-il passé ? Et bien tout simplement l'officialisation d'un passe droit fondé sur le fait accompli. Triste paradoxe pour monsieur Ferracci, car ce type de politique est de tradition fasciste. Mais là, on inflige à monsieur Ferracci une amende qui paraît énorme. Enorme à vous, énorme pour moi, mais qui en réalité n'est que de la poudre aux yeux en regard de la fortune de monsieur Ferracci. De ce fait on légitime le droit de bafouer la loi à partir d'un certain niveau de fortune.
Une sorte de système d'indulgences modernisé. Je paye pour que mes péchés futurs me soient pardonnés. Je paye beaucoup pour que mes très gros péchés futurs me soient pardonnés.

Une drôle de modernité que celle de nous infliger de vieilles recettes d'oppression.

Ce 13 Août 2017 doit sonner comme un NON décisif et définitif à l'agression dont notre terre est l'objet. Nos conditions de vie sont en danger du fait de facteurs sur lesquels nous n'avons que peu de prise. Mais ici, à a Rundinara, nous pouvons modifier les choses. Nous avons un poids et une légitimité. Nous devons les utiliser pour exiger la remise en état du site. Il n'y a pas d'autre alternative. Si l'Etat n'assume pas ses missions vis à vis de nous tous, vis à vis de l'état de droit, il se délégitime et abdique de son autorité en Corse. C'est de sa responsabilité.

Chacun de nous et nous tous collectivement attendons une réponse claire :

L'ETAT DE DROIT EST-IL UNE FICTION OU UNE REALITE ?

Les conséquences de la réponse à cette question seront lourdes.

Nous adressons à présent à l'Exécutif de la CTC. Celui-ci se présente, en Corse, comme le concurrent de l'Etat pour la légitimité du pouvoir en Corse. C'est son droit, et d'ailleurs nous pouvons le comprendre face aux très nombreux dénis de justice que la Corse dans son ensemble a subit.
Seulement, cela ne suffit pas de revendiquer le pouvoir du fait d'une politique injuste. Encore faut-il proposer et mettre en œuvre une politique juste. Les symboles et les déclarations d'intentions ne peuvent suffire. Il faut des actes, et le premier d'entre eux serait d'être avec nous tous, avec le peuple corse qui défend pacifiquement sa terre et ses conditions de vie. Le second serait de systématiquement porter devant les tribunaux les atteintes à notre environnement, le non-respect de l'inconstructibilité des espaces naturels protégés. Cela n'est pas fait.
Si d'autres intérêts sont supérieurs aux intérêts collectifs et naturels du Peuple Corse nous n'en savons rien, mais nous constatons qu'ils ne paraissent pas être prioritaires.

Alors que faire ?

Notre rôle est d'alerter, d'agir par cette manifestation et de soutenir toute action, de qui que ce soit, visant à protéger nos espaces naturels, nos espaces de vie.

Nous adressons à ceux qui ont le pouvoir, ils sont responsables et ils doivent rendre des comptes. Ils sont aussi responsables des suites que vont avoir leurs décisions.
Nous, nous assumons nos responsabilités de citoyens. Si nous sommes ici, sous ce soleil écrasant, c'est que nous pensons que la conscience civique est une réalité bien vivante, qu'elle a un poids et surtout une légitimité qui est la base même de la démocratie.
Tout cela est fragile. Très fragile.

Cette manifestation marque un moment. Elle vient frapper du sceau de l'infamie un endroit qui a été détruit par orgueil et égoïsme. Il est encore temps de réparer les dégâts.
Nous le croyons fermement. Cela doit être fait sans attendre.

Si cela n'est pas fait, on peut évidemment penser que d'autres agressions plus violentes encore se feront contre la Corse. Jusqu'à ce que notre peuple se lève à nouveau pour défendre par tous les moyens son existence et son territoire naturel.

Peut-être certaines voix lui feront-elles le procès qu'il ne respecte pas l'état de droit ?

Ce procès nous est fait régulièrement lorsqu'on relève la tête.

Mais cette fois ce sera le dernier procès qui nous sera fait.


 

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30 janvier 2019

M. MELA, Maire de Porto-Vecchio condamné pour abus de droit

Copie de Littoral-en-béton

Suite au reportage du journaliste Nicolas Vescovaccio, diffusé par Canal Plus en février 2013, M. Mela, déjà maire de Porto-Vecchio, était persuadé qu'il pourrait faire condamner Vincente Cucchi, présidente d'ABCDE, pour diffamation.

M. Mela estimait son honneur gravement atteint ..

 

Six ans de procédures baillon, pour faire taire Vincente Cucchi et les associations de défense de l'environnement qui empêchent de bétonner en rond.

Ati Lantieri, en 2007, alors maire de Bonifacio s'était déjà livré à cette pitoyable manoeuvre, espérant faire condamner Vincente Cucchi à des dizaines de milliers d'euros, ainsi que le journal Le Point. Débouté, il fut condamné à s'acquitter des frais de procédure...

Pour M. Mela les choses s'aggravent, puisqu'il a été non seulement débouté de ses demandes mais condamné pour procédure abusive:

" Toutefois il n'est pas contestable que Monsieur Mela n'est pas visé par les propos tenus par Madame Cucchi. Dans ces conditions, ce dernier ne peut prétendre avoir pu se méprendre sur l'étendue et la portée de ses droits, et, partant, sa constitution de partie civile doit être considérée comme abusive. Monsieur Mela sera justement condamné à lui verser une somme de 5000 euros à titres de dommages et intérêts." (extrait du jugement du 08/01/2019, TGI de Paris,17eme Chambre)

Rappelons que les associations de défense de l'environnement rassemblent des bénévoles qui oeuvrent pour le bien commun. Tenter de les faire taire ou de les ruiner ne procède visiblement pas de la même démarche. La justice ne s'y trompe pas ...

 

 

 

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11 janvier 2019

Scandola en danger

                         

 

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                    ABCDE apporte son soutien total à Jean -Marie Dominici

 

Jean -Marie Dominici vient de faire l'objet de tags ignobles. Pourquoi ? Parce qu'il refuse de sacrifier la réserve de Scandola aux appétits marchands de ceux pour qui cette réserve n'est qu'une inépuisable pompe à fric et rien d’autre.

 

Et dans ce combat pour sauver cette réserve du désastre annoncé , force est de constater que Jean -Marie est bien isolé seul pour ne pas dire totalement isolé.

 

Certes, les élus nationalistes ont apporté leurs soutiens « indéfectibles ».

 

Mais dans ce genre de conflit les mots, les paroles, les promesses d'actions  ne suffisent plus . La situation critique de la réserve de Scandola est dénoncée depuis plusieurs années avec les conséquences dramatiques sur la faune et son emblème, l'aigle balbuzard qui ne se reproduit plus.

 

Il est temps pour la CdC de passer aux actes et de peser de tout son poids pour que soit mis fin à cette atteinte grave à l'environnement de cette réserve .La défense de ce bien commun doit l'emporter sur les intérêts privés qui menacent Jean -Marie et l'avenir de ce patrimoine naturel.

 

Ce qui suppose que la CdC mette en œuvre  une politique volontariste pour réduire de manière drastique  les flux touristiques à Scandola  quitte à contredire, frontalement, les intérêts financiers de ceux qui exploitent sans vergogne la beauté de cette réserve .

 

Jean -Marie ne sera alors plus seul et la Scandola pourra, peut-être, sauver son label de réserve et surtout la nature reprendre ses droits !

 

 

 

 

A lire pour plus d’info :

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/oiseaux/corse-une-population-de-balbuzards-pecheurs-en-danger_130365

 

 

 

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01 janvier 2019

Notre Assemblée Génrale

En fin d’année, ABCDE a tenu son assemblée générale,  quelques membres de notre association ne pouvaient être présents et avaient donné pouvoir,

 

Après le partage d’un  spuntinu  -circuit court, rayon maximum de l’approvisionnement trente kilomètres, pour l’essentiel, jardin, pêche, vigne et boulange-, vint le tour d’horizon et bilan des activités et des finances, et le débat pour les perspectives à venir. Qui  furent également et largement commentés et amendés par les participants.

 

L’année écoulée depuis notre dernière assemblée s’est inscrite dans une année électorale, une de plus .., dont le terme offre une vision gravement attentant à l’environnement social, à la nature et au cadre de vie,   Sans que pour autant, nos élus (au suffrage universel comme ils se plaisent tant à le répéter)  n’entendent aussi nos voix, associations, militants, électeurs et nos alertes, pire encore  bafouent ouvertement la légitimé de ce même suffrage.

 I-              A ce titre, le PLU de Bonifacio, en révision non révisée, l’adéquation avec le Padduc avant octobre 2018 non effectuée, et dont l’issue , avant les prochaines élections, municipales, venir, tient de « la chance de gagner à L’Euromillions » selon les termes du maire de la commune…

Rappelons quand même qu’il s’agit « juste » d’un plan local d’urbanisme -à ajuster sur une trame déjà très précisément dessinée et « encadrée par les dispositions réglementaires »- : soit l’organisation spatiale d’une communauté et de son territoire, de sa vision d’avenir, adopté au regard de la loi et par expression démocratique.

 

Pour exemples de ces atteintes, -dont les collectivités locales ou territoriales et les services de l’Etat se renvoient la responsabilité, sans pour autant les faire cesser- à notre environnement et pour notre seule commune de Bonifacio, entre autres :

 

-Sant’Amanza : projet communal en mer, rétrocession du DPM à la commune, enquête publique, règles de la sous-concession, le flou continue.

-Caneto , constructions sans permis, ou constructions complètes sur seule déclaration de travaux.

-Le PLU de Cavallo, illégal mais toujours fructueux pour les bétonneurs

-Une pléiade d’accords de permis de construire pour des résidences secondaires,  (sous forme le plus souvent de « lotissements » qui n’en ont plus même le nom ni les caractéristiques,  à priori et à minima, encadrées.) 

-………….

 II-            Le PADDUC, plan d’aménagement et de développement durable et urbain de la Corse,

 

L’une des grandes orientations (notamment à propos des communes littorales) était l’inversion du rapport entre résidences secondaires et résidences principales. Soit un aménagement  du territoire commun et non son occupation/marchandisation.

Cette orientation fondamentale du PADDUC n’est pas mise en œuvre ; en l’absence de geste fort  contre la spéculation immobilière, celle-ci dûe à la progression et la saturation de certaines zones par les résidences secondaires, on assiste à un éparpillement de projets, constructions, parcellisation de l’espace à visée exclusivement marchande. Dévorant totalement et indifféremment : espaces remarquables, agricoles, boisés et classés à ce titre, naturellement exceptionnels, maritimes..

 

Où est la politique foncière pour appliquer enfin le plan d’aménagement et de développement durable de la Corse ? : «  La loi que les Corses se sont donnée », un texte que nos élus ont eu tout le temps nécessaire pour apprécier avant que de le voter à l’unanimité.

La remise en cause permanente du PADDUC ne fait qu’augmenter la dérive mafieuse.  

 

III-          Au rang de ces atteintes à la nature et au cadre de vie, on notera la destruction par des moyens mécaniques disproportionnés des milieux naturels, dessouchage et brûlage d’une importante couverture végétale,  chênes verts, oléastres, genévriers de Phénicie, laissant une terre désolée où ne subsistent que des amas de pierres.

La destruction et l’artificialisation d’espaces proches du rivage, à Sant’Amanza particulièrement, mais aussi Tonnara, Cala Longa, (bientôt Piantarella), en vue d’hypothétiques aménagements touristiques

La surfréquentation tous azimuts du territoire bonifacien, de la Réserve des Bouches de Bonifacio, totalement déniée par les gestionnaires comme par les élus. Etc. .

L’artificialisation programmée de zone d’espaces remarquables ou espaces naturels dans un site emblématique pour parking, encore. (source Corse-Matin)

Une politique des déchets erratique ..

On a appris par la presse que Sperone ne recevait pas finalement les eaux usées de la STEP ? Alors que solution exemplaire, inaugurée avec force communication avec les ministres de l’environnement, le coût des travaux à la charge du denier public, quid des eaux usées, quid de Sperone sur ce dossier ?

Une urbanisation galopante alors même que la station de traitement des eaux n’a pas été dimensionnée … ?

 Après l’approbation, à l’unanimité, des comptes de l’association, libre de toute subvention,   dont les fonds ne proviennent que de nos cotisations, le débat a roulé sur les perspectives :

- maintenir notre veille, déférer éventuellement les permis de construire manifestement illégaux, continuer le dialogue avec les services de l’Etat (quand la collectivité locale semble sourde)

- alimenter plus régulièrement ce blog, chacun est invité à y participer, afin qu’ABCDE soit plus visible dans ses engagements.

 

             

 

                 Forte de ces échanges, l’association ABCDE adresse à chacun

 

 

                                      

UN AN 9

DYNAMIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06 décembre 2018

à l'écoute ...

 

Etat des lieux du réchauffement climatique (4/4) : En Corse, une faune et une flore bouleversées

Dans les stations météorologiques, comme Ajaccio ou Bonifacio, depuis le début du siècle, on voit très très nettement qu'il y a une augmentation de température moyenne annuelle de 1°. Patrick Redillout Comment anticiper sur les conséquences des déséquilibres climatiques, les effets de la montée du niveau de la mer, l'accélération de certains phénomènes d'érosion ou de modification de la biodiversité ?

https://www.franceculture.fr


"On assiste déjà à des mortalités massives d’un certain nombre d’espèces, dues simplement à une augmentation de la température des eaux". Christine Pergent

"30 % du couvert végétal sur Scandola est mort." Jean-Marie Dominici

 

 

 

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