En fin d’année, ABCDE a tenu son assemblée générale,  quelques membres de notre association ne pouvaient être présents et avaient donné pouvoir,

 

Après le partage d’un  spuntinu  -circuit court, rayon maximum de l’approvisionnement trente kilomètres, pour l’essentiel, jardin, pêche, vigne et boulange-, vint le tour d’horizon et bilan des activités et des finances, et le débat pour les perspectives à venir. Qui  furent également et largement commentés et amendés par les participants.

 

L’année écoulée depuis notre dernière assemblée s’est inscrite dans une année électorale, une de plus .., dont le terme offre une vision gravement attentant à l’environnement social, à la nature et au cadre de vie,   Sans que pour autant, nos élus (au suffrage universel comme ils se plaisent tant à le répéter)  n’entendent aussi nos voix, associations, militants, électeurs et nos alertes, pire encore  bafouent ouvertement la légitimé de ce même suffrage.

 I-              A ce titre, le PLU de Bonifacio, en révision non révisée, l’adéquation avec le Padduc avant octobre 2018 non effectuée, et dont l’issue , avant les prochaines élections, municipales, venir, tient de « la chance de gagner à L’Euromillions » selon les termes du maire de la commune…

Rappelons quand même qu’il s’agit « juste » d’un plan local d’urbanisme -à ajuster sur une trame déjà très précisément dessinée et « encadrée par les dispositions réglementaires »- : soit l’organisation spatiale d’une communauté et de son territoire, de sa vision d’avenir, adopté au regard de la loi et par expression démocratique.

 

Pour exemples de ces atteintes, -dont les collectivités locales ou territoriales et les services de l’Etat se renvoient la responsabilité, sans pour autant les faire cesser- à notre environnement et pour notre seule commune de Bonifacio, entre autres :

 

-Sant’Amanza : projet communal en mer, rétrocession du DPM à la commune, enquête publique, règles de la sous-concession, le flou continue.

-Caneto , constructions sans permis, ou constructions complètes sur seule déclaration de travaux.

-Le PLU de Cavallo, illégal mais toujours fructueux pour les bétonneurs

-Une pléiade d’accords de permis de construire pour des résidences secondaires,  (sous forme le plus souvent de « lotissements » qui n’en ont plus même le nom ni les caractéristiques,  à priori et à minima, encadrées.) 

-………….

 II-            Le PADDUC, plan d’aménagement et de développement durable et urbain de la Corse,

 

L’une des grandes orientations (notamment à propos des communes littorales) était l’inversion du rapport entre résidences secondaires et résidences principales. Soit un aménagement  du territoire commun et non son occupation/marchandisation.

Cette orientation fondamentale du PADDUC n’est pas mise en œuvre ; en l’absence de geste fort  contre la spéculation immobilière, celle-ci dûe à la progression et la saturation de certaines zones par les résidences secondaires, on assiste à un éparpillement de projets, constructions, parcellisation de l’espace à visée exclusivement marchande. Dévorant totalement et indifféremment : espaces remarquables, agricoles, boisés et classés à ce titre, naturellement exceptionnels, maritimes..

 

Où est la politique foncière pour appliquer enfin le plan d’aménagement et de développement durable de la Corse ? : «  La loi que les Corses se sont donnée », un texte que nos élus ont eu tout le temps nécessaire pour apprécier avant que de le voter à l’unanimité.

La remise en cause permanente du PADDUC ne fait qu’augmenter la dérive mafieuse.  

 

III-          Au rang de ces atteintes à la nature et au cadre de vie, on notera la destruction par des moyens mécaniques disproportionnés des milieux naturels, dessouchage et brûlage d’une importante couverture végétale,  chênes verts, oléastres, genévriers de Phénicie, laissant une terre désolée où ne subsistent que des amas de pierres.

La destruction et l’artificialisation d’espaces proches du rivage, à Sant’Amanza particulièrement, mais aussi Tonnara, Cala Longa, (bientôt Piantarella), en vue d’hypothétiques aménagements touristiques

La surfréquentation tous azimuts du territoire bonifacien, de la Réserve des Bouches de Bonifacio, totalement déniée par les gestionnaires comme par les élus. Etc. .

L’artificialisation programmée de zone d’espaces remarquables ou espaces naturels dans un site emblématique pour parking, encore. (source Corse-Matin)

Une politique des déchets erratique ..

On a appris par la presse que Sperone ne recevait pas finalement les eaux usées de la STEP ? Alors que solution exemplaire, inaugurée avec force communication avec les ministres de l’environnement, le coût des travaux à la charge du denier public, quid des eaux usées, quid de Sperone sur ce dossier ?

Une urbanisation galopante alors même que la station de traitement des eaux n’a pas été dimensionnée … ?

 Après l’approbation, à l’unanimité, des comptes de l’association, libre de toute subvention,   dont les fonds ne proviennent que de nos cotisations, le débat a roulé sur les perspectives :

- maintenir notre veille, déférer éventuellement les permis de construire manifestement illégaux, continuer le dialogue avec les services de l’Etat (quand la collectivité locale semble sourde)

- alimenter plus régulièrement ce blog, chacun est invité à y participer, afin qu’ABCDE soit plus visible dans ses engagements.

 

             

 

                 Forte de ces échanges, l’association ABCDE adresse à chacun

 

 

                                      

UN AN 9

DYNAMIQUE